Kuroyu Onsen

1 novembre 2024

Petite vue du 12e étage du Ana Crown Plaza Hôtel d’Akita où nous avons passé la nuit. Dès qu’on sort de Tōkyō, la taille des chambres devient plus grande :-D.

Une peluche géante dans le hall de la gare. Pas de doute… on est à Akita. Aujourd’hui, on se rend à Nyuto Onsen, une vallée cachée au pied du mont Iwate qui regorge de sources chaudes. Pour nous y rendre: 45 minutes de Shinkansen et 1 heure de bus.

Petite pause à Kakunodate en attendant le bus.

Back to 2020. Le port du masque est obligatoire dans le Airport Shuttle Liner King’s Taxi. Purée… j’avais oublié à quel point c’est inconfortable pour les gros nez!

Un silo de riz biologique. Au bout d’une vingtaine de minutes, la dame qui est assise devant nous nous tend son téléphone. Dans Google Translate, elle a écrit qu’elle venait de Kobe et nous demande d’où nous sommes et si nous allons aussi au onsen. Après quelques réponses avec le téléphone, elle se met à nous parler en anglais. On passe le reste du trajet à discuter de nos voyages au Japon et des feuilles d’automne.

Nous voici arrivés au Kuroyu, notre onsen. Le dernier tout au fond de la vallée, construit en plein sur des sources chaudes. Ça sent le souffre, des fumerolles sortent entre les pierres et, par endroit, le sol est chaud.

Valérie, à côté d’une statue de Onsen Egg géant et d’un petit sanctuaire.

Prêts pour le bain!

Non, pas par ici! Les bassins extérieurs servent à refroidir l’eau. Si tu rentres là-dedans, tu finis grillé direct.

On commence par le bain privé.

Puis, on se rend dans la partie mixte (ce qui est très rare au Japon). On se retrouve à barboter avec 2-3 Japonais puis, après un moment, l’un d’eux nous demande d’où l’on vient. Il nous raconte qu’il est venu deux fois en Suisse dans les années 1980. La première pour sa lune de miel (Jungfraujoch) et la seconde vers Genève pour le travail. On discute de plein de choses. Il nous explique que c’est rare de voir des jeunes femmes dans les onsen mixtes. Au Japon, elles sont trop pudiques. Il s’excuse aussi de parler fort (en principe, on chuchotte dans les bains), mais ajoute qu’il était tellement enthousiaste de parler avec nous qu’il n’a pas pris garde.

Un autre Japonais, plus jeune, se joint à la discussion. (Je rappelle, tout le monde est à poil.) Il travaille comme traducteur et comme guide. Il nous demande un peu quel est notre programme. Constate qu’on doit être de vrais fans pour être venus autant de fois dans son pays. En partant, ils nous serrent tous la main (!?!).

Dans le vestiaire, je recroise le guide qui me propose d’échanger nos adresses. Comme je me plains de ne pas savoir nouer ma ceinture du yukata, il prend le temps de me montrer (il est toujours à poil). Pour le souvenir, il prend un petit selfie.

Donc… on va SVP arrêter avec ce cliché qu’on entend tout le temps chez nous, comme quoi les Japonais sont réservés, qu’il est difficile d’échanger avec eux, etc. Ben oui, si tu essaies de taper la discussion avec le caissier de la superette, ça va pas le faire. Mais plein de gens sont curieux de savoir ce qui nous amène et ravis de pratiquer leur anglais avec nous.

Après tout ces bains, on a faim! Ça tombe bien, il est l’heure de manger.

Commentaires (1)

Sylviane

Cet endroit ne doit pas avoir changé beaucoup depuis au moins 3000 ans

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